La Dalmatie a une particularité qui la distingue du reste de la Méditerranée : ses villes côtières sont des cités de pierre habitées depuis l’Antiquité, pas des stations balnéaires du XXe siècle. On y dort dans des palais romains et des maisons vénitiennes. Voici dix escales, du sud à l’archipel, et ce que chacune apporte.
Ce qu’il faut retenir
- Le littoral se parcourt en ferry : une ville portuaire vaut mieux qu’une adresse isolée.
- Les vieilles villes sont fermées aux véhicules : bagages à porter sur les derniers mètres.
- Mai, juin et septembre offrent le même climat que l’été sans la saturation.
- Zadar, Šibenik et Trogir restent nettement moins fréquentées que Dubrovnik et Split.
Les deux grandes : Dubrovnik et Split
Dubrovnik, la perle de l’Adriatique, séduit par ses remparts imposants et ses ruelles pavées. La vieille ville, classée au patrimoine mondial, abrite le palais du Recteur et la cathédrale de l’Assomption, et le Stradun en constitue l’artère principale.
Split, deuxième ville de Croatie, mêle antiquité et vie contemporaine. Le palais de Dioclétien, construit au IIIe siècle, forme le cœur de la vieille ville et abrite aujourd’hui commerces, cafés et habitations. La promenade de la Riva, bordée de palmiers, en est le prolongement naturel.
Les cités de pierre : Trogir, Šibenik, Zadar
Trogir, sur une île reliée au continent par des ponts, est une ville médiévale remarquablement préservée : ruelles étroites, places pittoresques, bâtiments en pierre blanche, et la cathédrale Saint-Laurent avec son portail roman sculpté.
Voyage Luxe touche une commission si vous réservez via ces liens, sans surcoût pour vous. Ça ne change rien à ce que nous recommandons dans l’article.
Šibenik se distingue par ses quatre forteresses et sa cathédrale Saint-Jacques, construite entièrement en pierre sans mortier, exemple unique de Renaissance croate. Zadar allie patrimoine et art contemporain : l’église Saint-Donat du IXe siècle et le forum romain d’un côté, l’orgue marin et le Salut au Soleil de l’autre.
Les îles : Hvar, Korčula, Pučišća
Hvar, réputée pour son climat doux, est la plus animée. Sa place principale bordée de cafés et son port servent de départ vers les criques isolées et les villages traditionnels de l’île.
Korčula, surnommée la petite Dubrovnik, est une ville fortifiée dont les remparts, les tours et les ruelles rappellent sa grande sœur du sud. La tradition veut que Marco Polo y soit né, et un musée lui est consacré.
Pučišća, sur l’île de Brač, est le village des tailleurs de pierre : construit en pierre blanche locale, il abrite une école de taille renommée, et les façades sculptées témoignent du savoir-faire des artisans.
Les deux à part : Primošten et Makarska
Primošten occupe une presqu’île entourée de plages de galets et de vignobles en terrasses. Son centre historique, maisons de pierre et ruelles fleuries, se termine par l’église Saint-Georges perchée sur une colline.
Makarska, nichée entre mer et montagnes, est une station animée aux plages de galets et à la promenade bordée de palmiers. Le parc naturel du Biokovo, juste au-dessus, offre des sentiers avec vues sur toute la côte dalmate.
Pour compléter la préparation : reserver au meilleur tarif, preparer son sejour.
Questions fréquentes
Quelle ville dalmate choisir pour un premier séjour ?
Split, pour la densité : le palais de Dioclétien se visite en y habitant, la vieille ville est compacte, et le port permet une excursion vers les îles dans la journée.
Quelle alternative à Dubrovnik ?
Trogir ou Korčula. Les deux offrent une cité fortifiée en pierre avec une fréquentation nettement inférieure, à taille plus humaine.
Quelle est la meilleure période en Dalmatie ?
Mai, juin et septembre. Le climat y est équivalent à celui de juillet et août, avec une fréquentation et des tarifs sensiblement inférieurs.
Comment circuler entre ces villes ?
En ferry le long du littoral et vers les îles, en bus pour l’intérieur. La voiture ne sert que pour l’arrière-pays, les vieilles villes étant fermées à la circulation.
Où se baigner en Dalmatie ?
Sur des plages de galets et des plateaux rocheux aménagés, à Primošten et Makarska notamment. Le sable est rare sur cette côte.